La mauvaise copine, c'est celle qui n'arrive pas à se réjouir quand on lui annonce une grossesse, qui lance un "félicitation" sans joie, qui créé un malaise et qui pleure de toutes les larmes de son corps ensuite quand elle se retrouve seule
La mauvaise copine, c'est celle qui ignore le bébé de ses amis d'abord nouveau né, puis qui grandit et qui ne demande jamais de ses nouvelles, qui ne lui lance même pas un regard ou qui ne lui parle jamais.
La mauvaise copine, c'est celle qui n'en peut plus de voir ses copines se montrer respectivement les photos de leur enfants ou ne parler que d'eux pendant tout un repas censé être sympa et lui changer les idées. (tu sais pour suivre les conseils de celles qui lui disent que tout est dans sa tête et qu'elle y pense trop)
La mauvaise copine, c'est celle qui jalouse sa meilleure amie parce qu'elle est tombée enceinte de manière imprévisible au bout de 15 jours de relation avec son mec, et qui a très mal au coeur quand celle ci accouche 9 mois plus tard d'un joli petit bébé alors qu'elle ça fait 2 ans qu'elle attend son tour.
La mauvaise copine, c'est celle qui se coupe de ses copines pour éviter les questions gênantes et la pression sociale d'avoir à tout prix un bébé à son âge.
La mauvaise copine, c'est celle qui trouve les bébés des autres moches alors qu'elle n'est pas du tout objective et qu'elle est juste très très envieuse.
La mauvaise copine, c'est celle qui espère au fond d'elle que les grossesses des autres n'aboutissent pas.
La mauvaise copine, c'est celle qui culpabilise de son comportement mais qui n'arrive plus à se réjouir.
La mauvaise copine, c'est celle qui a son coeur qui vole en éclat et qui s'explose en des milliards de petits morceaux à chacune de ce type de situation, qui pleure dès qu'elle est seule, qui n'arrive plus à penser à autre chose, qui se met dans des états pitoyables et qui a en elle une immense tristesse mais qui pourtant garde espoir de serrer un jour son enfant dans ses bras
La mauvaise copine, c'est moi ... et je n'en suis pas fière
Je m'en excuse et essaierai de me rattraper plus tard ...

Je pense pas que tu ais à t'excuser de ton ressenti. Les gens sont capables de le comprendre. J'ai fait un article qui voit les choses de l'autre coté du miroir: à quel point le malheur de quelqu'un "plaît" à l'entourage, ou le rassure du moins sur sa propre existence. J'ai appelé ça "le complexe de la copine moche" (qui fait écho à ta "mauvaise copine"). Je pense que cela aide à déculpabiliser d'être celle qui ne se réjouit pas forcement du bonheur des autres ! http://supercut.unblog.fr/2015/02/16/le-complexe-de-la-copine-moche/
RépondreSupprimerJ'ai lu ton article et effectivement c'est tout à fait ça le syndrome de la copine moche!
Supprimertu veux etre ma "mauvaise copine", lol je serais la tienne hihihih!!! Parce que je suis tres tres tres forte à ce jeu là aussi!!!!
RépondreSupprimersarah
ça me rassure je ne suis pas la seule :)
RépondreSupprimerLettre à ma meilleure amie. Comment te dire ?
RépondreSupprimerComment te dire que depuis des années on te disait que tu aurais du mal à faire un enfant, alors qu’à moi on me disait que tout était parfait et que nous n’aurions aucune difficulté ?
Comment te dire mon désespoir en voyant que tu étais enceinte à ton 2e vrai cycle d’essai, alors que tu me disais que tu n’étais pas si pressée, que c’était surtout ton compagnon qui était prêt, et que moi j’ai arrêté la pilule depuis presque 2 ans, que j’étais déjà prête 3 ans avant ça mais qu’il fallait attendre que mon mari à moi soit prêt et que nous soyons en mesure d’accueillir un petit être dans notre maison ?
Comment te dire que je ne supporte plus qu’on me dise d’être patiente alors que ça fait 5 ans que j’attends ?
Comment te dire que je ne supporte plus qu’on me dise qu’on a le temps et qu’on est jeunes, quand tout le monde autour de moi fonde une famille alors que je suis celle qui est était déjà prête quand tous les autres ne l’envisageaient pas du tout ?
Comment te dire que je ne supporte plus ces « ça a marché une fois, la machine fonctionne » alors que ça fait un an qu’à chaque cycle j’oscille entre espoir puis désespoir ?
Comment te dire que je ne supporte plus cet « entre-deux », entre mon premier début de grossesse et une éventuelle future qui tarde à venir ?
Comment te dire que mon cœur s’est brisé quand le sien s’est arrêté et qu’aujourd’hui je ne suis plus la même qu’hier ?
Comment te dire que je supporte plus les trop nombreuses grossesses autour de moi, annonces et photos de ventres tout ronds ?
Comment te dire que je suis contente pour toi que tu connaisses ce bonheur, mais que mon cœur est plus lourd à chaque amie qui le connait ?
Comment te dire que mon premier bébé devrait avoir 6 mois et que j’enrage de ne pas retomber enceinte ?
Comment te dire que mon corps me trahit, que mes cycles s’allongent et que j’en viens à souhaiter une maladie incurable pour ne pas risquer de vivre avec ce manque, parce ne pas avoir d’enfant serait pire pour moi que d’avoir une maladie grave ?
Comment te dire que je m’en veux de t’en vouloir, à toi ainsi qu’à toutes les autres, mais que je ne contrôle rien de ce qui se passe en moi ?
Comment te dire que j’attends avec impatience le rendez-vous chez le gynéco spécialiste de l’infertilité (parce que la secrétaire de l’hôpital a dit que, comme on n’y arrive pas, autant prendre directement rdv chez lui), mais qu’en même temps j’ai la trouille de ce qu’il pourrait me dire ?
Comment te dire que j’ai vraiment peur qu’il m’annonce des mois, voire des années d’attente avant qu’un enfant ne décide de venir s’implanter dans mon bidou ?
Comment te dire les scénarios que j’essaie de me faire 10 fois par jour, tous plus mauvais les uns que les autres, pour me préparer au pire ne pas tomber de trop haut après ?
Comment te dire le désespoir qui suit l’espoir, quasi la certitude que « cette fois, c’est la bonne », après 3 semaines de retard, quand mon corps décide soudain qu’il est temps de faire débarquer mes règles ?
Comment te dire la haine que m’inspire mon ancienne gyné quand je repense à sa façon de nous expédier avec un « il y a un problème, son cœur ne bat pas » ?
Comment te dire que j’ai encore maintenant la trouille qu’elle se soit trompée, dans sa précipitation à retourner en salle d’opération, et qu’on soit à présent punis d’avoir tué notre bébé ?
Comment te dire que Bonne-maman m’a abandonnée, alors qu’elle devait veiller sur moi ?
Comment te dire tous ses sentiments si négatifs qui m’envahissent, moi qui suis d’un naturel si optimiste ?
Comment te dire que je crève à petit feu ???
Très beau texte, j'en ai la larme à l'oeil .... je me retrouve tout à fait dans ton texte à une exception près, je n'ai pas connu le malheur de ne pas avoir une grossesse qui n'aboutisse pas. C'est d'ailleurs ma plus grosse angoisse une fois que l'on aura franchi le cap du test positif, peur que l'on me reprenne mon bonheur .... je te souhaite plein de courage, bats toi, un jour nous l'aurons notre petit bout
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SupprimerC'est tellement ça... La "mauvaise copine"... :(
RépondreSupprimerToujours se mettre à la place des autres c'est usant à la longue...
Perso je sais que je ne suis pas/plus une super copine tous les jours et je le vus plus ou moins bien mais c'est comme ça, et j'en ai assez de m'excuser de ce que je suis devenue...